2026-05-25 · 2 min de lecture
Stress chronique et performance sportive
Ton corps ne distingue pas "stress d'entraînement" et "stress de la vie". C'est un seul pool de cortisol. Boulot stressant + mauvais sommeil + tensions familiales = plus de charge d'entraînement que ne montre le TSS.
Comment fonctionne le cortisol
Aigu (sprint, séance seuil) : pic de 30-60 min puis chute. Adaptatif.
Chronique (4-6+ semaines élevé) : catabolique — casse muscles, bloque récup, bloque sommeil profond, augmente graisse abdominale, baisse l'immunité.
Le problème : le TSS ne mesure que l'entraînement. Si ton "TSS-vie" est 80 (CEO insomniaque avec bébés) et ton training-TSS 70, tu cours sur 150 stress total. Mais Vetta/TrainingPeaks voit 70.
Symptômes de surcharge chronique
3+ de ces signes en même temps = stress chronique, pas "il me faut plus de volume".
Ce que tu peux faire
### 1. Baisser le volume, garder l'intensité
Réaction classique : "je suis fatigué, je fais des séances plus légères". Faux. Ce qui marche : moins de séances, même intensité.
### 2. Sommeil avant tout
Un mois à 8h/nuit vaut plus que deux mois de volume en plus. Voir [post sommeil](/blog/sueno-recuperacion-atleta?lang=fr).
### 3. Variabilité cardiaque (HRV)
App Garmin/Whoop/HRV4Training. HRV >10 % sous la médiane 7 jours → annule séance dure.
### 4. Semaine de décharge consciente
Toutes les 4-6 semaines : -40 % de volume + sommeil bonus + zéro qualité.
### 5. Délester ce qui n'est pas l'entraînement
Si tes semaines sont brutales (deadlines, maladie famille, déménagement), planifie une deload immédiatement au lieu de pousser.
Ce que tu NE devrais PAS faire
Dans Vetta
Si ton ACWR >1,3 pendant 5+ jours, Vetta suggère auto une deload. Si tu actives un flag "stress haut" dans le profil, l'engine baisse le TSS hebdo cible de 15-20 % préventivement.